A propos de CLAUSTROPHILIS

25/01 :Valérie (l'auteur des textes figurant sur le blog CLAUSTROPHILIS) a répondu aux commentaires qui ont été déposés, soit ici (à l'article Claustrophilis), soit directement sur son blog.
Mais pas tous, car ça lui prend beaucoup de temps.

En tout cas, n'hésitez pas à y retourner et à laisser vos impressions, elles lui seront transmises, et seront écoutées avec beaucoup d'attention !

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Bouche à oreille

Jeudi 28 janvier 2010 4 28 /01 /2010 15:34

Les mauvaises langues soutiennent que Nicolas Sarkozy n’est pas un président très « littéraire ». Pour preuve, le récent palmarès dressé par Didier Jacob dans le Nouvel Observateur, où il arrive bon dernier, juste après Mouamar Khadafi, (à l’origine de cette révélation dont on n’a pas fini d’entendre parler : « « Shakespeare était un Arabe qui s'appelait en réalité Cheikh Spir »).

Et si, avec sa syntaxe audacieuse et son vocabulaire de 500 mots, notre président n’était rien moins qu’un précurseur, affichant sans complexe sa modernité face au style ampoulé et poussiéreux de ses prédécesseurs ? Certains grincheux (gauchistes dans l’âme) avanceront qu’il méprise « La princesse de Clèves ». La belle affaire ! Soyons honnête : il est bien difficile de ne pas lui donner raison. Car pour un chef d’oeuvre, la « Princesse » manque singulièrement de rythme et d’action ! 

En vérité, Nicolas Sarkozy aime la littérature, mais il n’a tout simplement pas le temps, avec les hautes fonctions qui l’accaparent, de perdre du temps à lire des considérations alambiquées sur la psychologie amoureuse ou autres. C’est pour cela qu’il a demandé à sa fidèle plume Henri Guaino de réecrire pour lui les grands classiques de la littérature, afin de les rendre enfin intelligibles et intéressants pour l’homme moderne. Henri Guaino, en fidèle serviteur, s’est immédiatement mis à la tâche, en s’attaquant à l’un des fleurons de notre littérature, « A la recherche du temps perdu » de Marcel Proust. A en juger par l’extrait que nous avons pu nous procurer, le résultat est tout à fait épatant : le grand écrivain, enfin débarrassé de toutes les scories qui encombrent sa prose, devient l’égal d’un Gérard de Villiers, la profondeur en plus. Petit plus non négligeable pour un chef d'Etat soucieux de protection environnementale : "La recherche" dans son intégralité, une fois passée entre les mains expertes du collaborateur élyséen, ne compte plus que 90 pages. C'est autant d'arbres que l'on n'abattra pas!

A terme, l’objectif est de lancer une grande collection « Nicolas Sarkozy présente les chefs-d'œuvre de la littérature » qui devrait peu à peu remplacer dans les bibliothèques de France les ouvrages concernés.

Voici donc l'extrait : 

"Je me suis longtemps couché de bonne heure. Pourquoi ? Eh bien, je vais vous le dire, sans aucun tabou, de vous à moi. Des fois, j’avais même pas le temps de me dire « je m’endors » que j’étais déjà endormi. Et puis je me réveillai, allez, une demi-heure après, et je croyais avoir encore mon livre entre les mains. Le plus drôle, c’est que je pensais vraiment que j’étais, moi, en toute sincérité, le sujet duquel parlait le bouquin.

Cette conviction profonde, cette conviction légitime et juste, je l’avais pendant, allez, cinq secondes, mais laissez-moi vous dire que ça suffisait pour que je ne réalise pas tout de suite que la bougie était éteinte. Bon, après je retrouvai mes esprits, bien sûr, et puis je me disais : « Mais quelle heure il peut être ? » et alors il y avait un train qui passait dehors. Et je vais même aller plus loin : un train qui passait en sifflant Après, je vais vous dire ce que je faisais : je me collais la tête sur l’oreiller et je jetais un œil à ma Rollex : pas loin de minuit ! Ben enfin quand même ! Minuit, ça fait tard. Alors bon, je me rendormais."


Pour lire l'extrait original cliquez ICI


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"J'espère que ça finit bien"

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Vendredi 22 janvier 2010 5 22 /01 /2010 15:29

Une nouvelle maison d’édition vient de naître nous apprend "L'Express"!
« Chouette alors ! » se disent les auteurs en manque de reconnaissance, le doigt sur le bouton « START » de la photocopieuse chargée de dupliquer leur dernier chef-d’œuvre.

Avant de nous emballer plus avant, étudions un peu de quoi il retourne.
D’abord, le nom de ce nouvel éditeur : l’éditeur. Oui, c’est son nom, un peu comme si William Saurin décidait d’un coup de se rebaptiser « le fabriquant de conserve » ou Google « le machin qui sert à chercher des trucs sur internet ». Bon, à défaut d’être très malin ou très recherché, cela reste très classe, mais un tantinet prétentieux tout de même, l’article défini pouvant laisser fallacieusement vaguement supposer qu’il est le seul sur le marché (nous ne sommes pas dupe !).

Mais après tout, « qu’importe le flacon »… Justement, qu’y trouve-t-on, à l’intérieur de cette prétentieuse fiole ? Citons « L’Express » : « Olivier Bardolle, un self-made-man venu de l'univers du cinéma, où il a fait fortune (notamment dans la vente d'espaces publicitaires destinés aux bandes-annonces). » Ne préjugeons pas des qualités de dénicheur littéraire d’un homme doté d’un tel cursus, mais permettons-nous toutefois d’émettre quelques doutes et pour le moins, de demander à voir. Il est heureusement épaulé dans sa tâche par Emile Brami, « romancier (chez Fayard), grand célinien, esprit curieux » bombardé pour l’occasion directeur éditorial, secondé à son tour par une équipe de petites mains chercheuses de talent.

Pour le moment, la fine équipe n’a encore rien publié (ce sera pour plus tard, avant l’été), ce qui ne l’a pas empêché de fêter en grande pompe le lancement de leur navire amiral… un peu comme si l’on baptisait un bateau auquel il manquerait encore la coque.

« Autour de petits fours et d'un champagne servi généreusement, on pouvait donc déambuler dans de vastes et luxueux bureaux décorés de tentures rouges, de grands bouquets et de tableaux champêtres… »

Et pour que la fête soit complète, il ne manquait même pas le people littéraire de service, rôle dévolu pour l’occasion à Eric Naulleau, qui se serait exclamé en avisant le faste des lieux : « C'est une maison d'édition ou un lupanar ? »

En résumé, chers auteurs en mal de reconnaissance : attendez donc un petit peu avant de faire chauffer la photocopieuse.

eric-naulleau-et-emile-brami_134.jpg

"Elle est où, Madame Claude ?"

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Lundi 18 janvier 2010 1 18 /01 /2010 09:21
J'ai reçu une quarantaine de spams ce week-end, toujours du même abruti anglophile. J'ai donc mis en place la modération en attendant qu'il m'oublie. Je n'aime pas trop cette technique, mais là, je n'ai pas le choix. Désolé pour le dérangement, je l'espère momentané.
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Vendredi 15 janvier 2010 5 15 /01 /2010 16:57

« On ne prête qu’aux riches », et dans le domaine éditorial, il semblerait que l’adage se vérifie plus que jamais. En effet, le Figaro vient de publier le palmarès des 10 romanciers français qui ont le plus vendu en 2009, et figurez-vous… que c’est très sensiblement le même que l’année passée. Car, à part Marie Ndiaye qui fait son apparition pour cause de Goncourt surmédiatisé, en lieu et place de Le Clézio (qui devait sa place au panthéon à un prix Nobel surmédiatisé), on retrouve nos bons vieux destructeurs de forêt habituels, au premier rang desquels parade – je vous le donne en mille : le sémillant Marc Lévy !

Alors bien sûr, tous les esprits bien-pensants vont pouvoir s’en donner à cœur joie et entonner leur refrain favori sur la décadence de l’esprit français et la déliquescence de notre littérature. D’ailleurs, les lecteurs du Figaro ne s’en privent pas !

Sur Marc Lévy : « Oh mon Dieu! C'est bien triste!!!! Appeler cet homme un auteur!!!??? »

Sur le palmarès : « On est effondré en lisant ce palmarès qui est celui de la littérature de gare dans le meilleur des cas. Cela montre que les lecteurs français sont moutonniers et n'ont aucune curiosité en dehors de ces "best-sellers" encensés par les médias! »

Oui, tout cela est bien triste… Heureusement, un « étudiant dans les métiers du livre » remet un peu les choses à leur place : « Je vous rappelle que les gens cherchent davantage un divertissement que de la culture lorsqu'ils lisent. Et la lecture est une activité plus louable que d'autres... A bon entendeur... » Il a bien raison ce garçon ! Après tout, les « gens » pourraient aussi ne pas lire, et passer leur temps devant TF1, M6 et Direct 8 ! Et puis, simple remarque de bon sens : ce n’est pas parce que Pancol, Musso et consorts vendent leurs productions par semi-remorques entiers qu’on n’a pas le droit de lire Claude Simon, par exemple. Et aussi : cracher sur les palmarès, sur les gros vendeurs et finalement sur ceux qui les lisent, c’est s’acheter une « distinction » (dans le sens bourdieusien du terme.. oui je sais : la grande classe !) à très bon compte, se dire qu’on se situe bien au-dessus de cette plèbe, stupide et conformiste, éblouie par les grossières techniques du marketing comme un lapin par les phares d’une voiture.

Pour ma part, je pense avoir trouvé la solution : je ne lis que des auteurs morts, si possible depuis longtemps. Pas de palmarès, pas de campagne de pub, pas d’interview à la télé ou à la radio : ils reposent en paix, et pour le lecteur, c’est drôlement reposant. Ainsi, au milieu du silence médiatique, il ne reste plus que la musique des mots.

La seule qui vaille.


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 Guillaume Musso, le Poulidor des Lettres françaises

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Mardi 12 janvier 2010 2 12 /01 /2010 16:20

Un sympathique lecteur me pose la question : existe-il des blogs ou des sites où l’on peut déposer ses textes afin d’obtenir des avis (en toute objectivité et impartialité, bien entendu) ?

Pour ma part, en dehors des éditions Léo Scheer, qui propose aux écrivains en tout genre de donner à lire leur manuscrit sur leur site, je ne vois pas.

Et encore, il semblerait que sur le-dit site évolue plus d’auteurs en mal de reconnaissance que de commentateurs avisés (J’ai d’ailleurs tenté l’expérience il y a une dizaine de jours : un manuscrit déposé, sous un astucieux sobriquet, bien sûr : 9 téléchargement, aucun commentaire. Il y en a qui se suiciderait pour moins que ça. Heureusement, je suis doté d’une solide composition).

Donc, pour revenir à notre sujet : si quelqu’un parmi mes lecteurs connaît un site où l’on peut déposer ses textes, qu’il le fasse savoir dans les commentaires. Ce serait drôlement gentil !

 

 

auteur-distrait.jpg

 

Auteur attendant un avis de Léo Scheer

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