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Présentation

Pour les fétichistes de la pâte à papier, disponible en librairie :

Ce blog comprend plusieurs parties: tout d'abord une série d'articles qui peut vous permettre de mener à bien l'écriture d'un roman. Libre à vous de suivre ou pas les conseils que vous y trouverez. Il n'y a pas de recette miracle. Il a y cependant un certain nombre de choses à éviter qu'il est utile de connaître avant de se lancer dans une telle entreprise. Aucune langue de bois ici, mais plutôt une vision de la problèmatique, certes parfois très colorée, mais qui a le mérite de la franchise.
 
Ensuite, la possibilité pour l'auteur en devenir de déposer des textes courts afin que les internautes donnent leur avis ("Avis sur texte")
Enfin, des articles traitant de l'actualité littéraire, vue sous un angle original (ou qui tente de l'être).

Nous attendons évidemment vos réactions.

Aloysius Chabossot 


Bouche à oreille

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Mercredi 1 mars 2006

Aloysius Chabossot a 55 ans. Pendant 20 ans, ses romans ont essuyé, les uns après les autres, le refus des plus grandes maisons d’éditions. Fort de cette prestigieuse expérience, il a décidé de mettre son savoir-faire et ses connaissances à la disposition du plus grand nombre.


Michel Houellebecq et l'auteur lors d'une soirée déguisée.

 

 

 

 

 

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Mardi 28 février 2006

C’est donc décidé, vous allez écrire un roman. Nous supposons (peut-être à tort) que cette décision résulte d’une réflexion poussée et longuement mûrie découlant elle-même d’une évolution dans votre pratique de la création littéraire qui vous semble naturelle et tout à fait légitime. Concrètement, vous avez déjà écrit un certain nombre de nouvelles de longueurs variables qui ont fait le ravissement plus ou moins sincère de votre entourage.

 Vous n’êtes donc plus tout à fait un débutant.

 Mais vous n’êtes pas sans ignorer qu’en France, la nouvelle publiée est en majeure partie réservée aux écrivains confirmés (à l’exception- qui confirme donc la règle - d’Anna Gavalda qui a débuté avec ça). La nouvelle n’intéresse personne, c’est sans doute injuste, mais c’est comme ça. La nouvelle, ça fait pas très sérieux, dans la mesure où quiconque possédant un minimum de maîtrise de la langue peut en écrire une, voire plusieurs, en un week-end. Ce constat en appelle un autre : jamais la nouvelle ne fera de vous un écrivain au yeux du monde. Car aujourd’hui, en France, tout le monde écrit, tout le monde est écrivain. Pour se démarquer un tant soit peu, il est donc nécessaire de passer à quelque chose de plus sérieux : le roman.C’est sans une des raisons qui vous a poussé à vous lancer dans cette magnifique aventure. Autant le dire tout de suite : si c’est la seule, ce ne sera pas suffisant. Car si pour la nouvelle, un simple « alibi » suffit pour pondre 3,4 feuillets, il n’en va pas de même avec le roman. Pour tenir la distance des 150 pages (strict minimum) il faut tout de même avoir des choses à dire, et autant que faire ce peut, les dire bien. Aussi est-il fortement conseillé de se méfier de l’inspiration qui dans l’imaginaire commun, suffirait à elle seule à fournir la matière première de toute bonne histoire.

 Pourquoi est-ce insuffisant ? Tout simplement parce que l’inspiration, ça ne veut rien dire, et l’image d’Épinal qui nous montre l’écrivain noircissant au milieu de la nuit des pages et des pages sans discontinuer n’existe pas dans la réalité. Oubliez donc l’inspiration et munissez vous de solides « biscuits » (histoire détaillés, plan, définition des personnages) qui vous permettrons de mener à bien votre tâche. Munissez-vous également de patience et d’acharnement, sans quoi votre beau projet risque de capoter au premier chapitre (il sera toutefois possible de le recycler en nouvelle).

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