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3 août 2007 5 03 /08 /août /2007 18:46

Le texte : un extrait d'une nouvelle qui fera partie d'un recueil de textes écrits par des auteurs 'lulu' du groupe SFFF. Le principe du recueil est simple. Chaque nouvelle (20000 a 60000 signes) ainsi que la premiere phrase devra être : Et si...
Cette nouvelle n'est pas à proprement parler un texte de science fiction, à peine un texte d'anticipation, ce qui d'ailleurs ne ressort pas de l'extrait présenté ici.
      L'auteur :
J'habite en ce moment à Tayport, un petit village non loin de St Andrews en Ecosse. Je n'ai commencé à écrire (des textes de fiction s'entend) que récemment et je serai ravi de recevoir quelques critiques constructives sur cet extrait.

— Et si tu me lisais une histoire ? demanda Cyril.
Protégé par Génétikman, le super-héros dont l’effigie était imprimée sur la couverture, Cyril ne craignait personne. Les deux mains croisées derrière la tête, il fixait son père.
Jack Kovac fit une grimace et leva les yeux sur l’étagère de la chambre. Elle était encombrée de livres de toutes tailles. C’était surtout Caroline, la mère de Cyril, qui les achetait.

— Tu peux lire ces livres tout seul. 
— Mais papa, j’aimerais que tu en lises un pour moi. Pour une fois.
 
Jack approcha une chaise du lit.
— Je vais plutôt te raconter une histoire. Ce sera plus intéressant.
Il s’installa aussi confortablement que possible sur la chaise. Il ne lui fallait jamais très longtemps avant de s’endormir quand il racontait une histoire à son fils.
Au petit matin, après un petit déjeuner comme ils les aimaient tous les deux, c’est à dire un petit déjeuner constitué de ce qui traînait dans le frigo et qui ne sentait pas trop mauvais, Jack conduisit Cyril à son école, empruntant le même chemin qu’il parcourait déjà plus de vingt ans auparavant.
D’abord la rue des Saules. Jack l’avait souvent descendue à pied avec ses amis, renversant ici et là quelques poubelles avant de détaller vite fait.
Mince ! J’ai encore oublié de sortir les poubelles ce matin.
Il prit à gauche après le kiosque à journaux, et longea la rue des Grands Ormes.
Cette rue n'avait pas beaucoup changé depuis le début des années deux mille. Même le vieux Bartoldi, qui devait approcher les quatre vingt ans, habitait toujours la même bicoque, celle où Jack avait embrassé une fille pour la première fois. Elle s’appelait Brigitte. C’était le 13 juin 2014. Il s’en souvenait très bien. C’était le jour de la naissance de sa sœur.
 
— Il faudra que je pense à son anniversaire. On n’a pas tous les jours vingt ans, dit-il à haute voix.
Il s’arrêta au feu rouge et s’aperçut que Cyril le regardait d’un air étonné.
 — C’est bientôt l’anniversaire de tante Martine.
 — Mais papa !
 Le feu passa au vert.
 — Je sais, je sais. Ne fais pas attention, dit Jack.
Il arriva au bout de la rue du 13 Février et arrêta sa voiture devant un bâtiment circulaire gris et bleu. Il laissa le moteur tourner.
 — On est arrivé, dit-il. N’oublie pas ton sac. Et n’embête pas tes profs avec des questions trop difficiles pour eux !
 Caroline attendait devant l’école. Après s’être assuré qu’elle viendrait rechercher Cyril, Jack prit la direction du bureau.
Une dizaine de minutes plus tard il poussa la porte du commissariat où il travaillait. Plus précisément il poussa la porte de la petite unité à laquelle il appartenait. Le bureau des Stupéfiants électroniques, le BUSTE comme l’appelaient, pour se moquer, les autres membres de la division.
Jack était à peine assis à son bureau qu’un homme qui s’habillait chez XXL entra sans s’annoncer. Sa chemise, à moitié sortie de son pantalon, figurait une publicité ambulante pour les laveries automatiques.
 — Leboulanger nous cherche, dit-il dans un bâillement. Y paraîtrait qu’il est furax. Eh Kovac ! On est dans l’pétrin… Leboulanger… Dans l’pétrin. T’as saisi la blague ?
— J‘ai saisi, j’ai saisi. Deux ou trois autres comme celle-là et tu pourras passer à la télé. Et puis tu pourrais changer de fringues de temps en temps, Galdini. Ça se fait, tu sais !
 — Ah d’accord ! J’ai compris. T’as r’vu ton ex ? C’est ça, hein ?
— C’était mon week-end de garde. Bon sang Galdini ! Mon gosse a sept ans, il lit des bouquins que même Caro trouve difficiles à comprendre. Hier soir il m’a fait remarquer que je lui avais déjà raconté la même histoire la veille de son sixième anniversaire, que la voiture volante était une Peugeot blanche, pas une Renault bleue, que je m’étais planté dans les numéros d’immatriculation et que la copine du héros s’appelait Chantal et pas Crystal. Cyril a une mémoire photographique, il a un Q. I. à quatre chiffres et moi je travaille ici avec Karen et toi !
 — Leboulanger nous attend toujours, répéta Galdini. Et il est furax.
— Leboulanger est toujours furax ! Qu’est-ce que c’est cette fois-ci ? Un Père-Noël a piqué un sac de bonbons ? Une vieille a pété les plombs et elle a fait un strip-tease en pleine rue ?
Cette fois les choses étaient autrement sérieuses. Et Leboulanger était vraiment furieux. Cette fois il y avait un cadavre ! Et la victime était bien connue ! 
— Qui c’est ce Gérard Lamande ? demanda Galdini.
— Je le crois pas ! répondit Karen, l’élément femelle de l’équipe dont le tour de poitrine à lui seul l’aurait qualifiée pour travailler au BUSTE. Qu’est-ce que tu fous de tes soirées Galdini ? Tu zieutes pas la télé ou quoi ? Purée ! Gérard Lamande c’est celui qui a gagné la finale de Debilestory. Bon sang, tu devrais t’instruire de temps en temps. J’arrive pas à le croire. Lamande a cané. J’avais voté pour lui jusqu’au bout. J’avais jamais entendu quelqu’un raconter des histoires aussi nulles. Il a écrabouillé tous les autres candidats.
— C’est bon ? Vous avez terminé Karen ? demanda Leboulanger.
 Karen avait terminé et secoua la tête de dépit.
— Pour en revenir à notre affaire, Boss, je vois pas bien, sans jeu de mot, en quoi cette affaire nous concerne, dit Jack. Si c’est un meurtre c’est le boulot de la Crim et si c’est un suicide… Enfin je veux dire, ce Lamande était pas une lumière. Il a bien pu s’envoyer en l’air avec un truc normal.
 Karen lança un regard noir à Jack, qui s’en moquait comme de sa première chemise.
 — S’envoyer en l’air, répéta Leboulanger. Ouais, c’est le cas de le dire. Mais Lamande n’avait pris aucun truc normal, comme vous dites, Kovac. Le labo a analysé tout le sang que ce gars avait encore dans ses veines. Et après une chute de treize étages, il n’en restait pas lourd !
— Le treizième étage ? Eh Boss, ça lui aura pas porté bonheur ! déclara Galdini avant d’éclater d’un rire qui fit trembler toute sa bedaine. Oh mince ! J’suis vraiment en forme ce matin.
Leboulanger laissa échapper un soupir. Mais il fallait bien qu’il fasse avec les officiers qu’il avait, Galdini compris ! Il tâtonna sur sa gauche puis ouvrit un tiroir d’où il sortit un objet.
 — On a retrouvé ça dans l’appartement, dit-il en jetant une sorte de livre plastifié sur la table devant lui. Je me suis laissé dire que c’est un des nouveaux modèles. Le dernier cri en matière de livre électronique. Il était encore activé quand on a retrouvé le corps.

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Published by Aloysius Chabossot - dans Avis sur texte
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vatreng 21/08/2007 14:22

C'est bien là le problème. Je t'ai dit que cet extrait ne donnait pas envie de lire la suite. J'ai juste marqué ce qu'un lecteur comme moi va s'imaginer. Si je suis un peu fatigué ou si j'ai un petit quart d'heure de temps libre, je ne vais pas le passer à lire une nouvelle dont le début me fait craindre l'ennui. Mon temps est précieux. Bien sûr, si ton récit est mieux que ce que j'imagine, il vaut la peine d'être lu. Mais alors tu aurais dû me faire sentir dès le début qu'il y avait autre chose dans cette histoire que des séries télé. Il faudrait prendre la peine de la lire jusqu'au bout, me dis-tu. C'est déjà beau que j'aie lu l'intégralité de l'extrait. Les éditeurs ne lisent parfois pas plus loin que le premier paragraphe. Seuls des grands auteurs peuvent se permettre d'être ardus dans les premières pages, car ils compensent par un style particulier (Claude Simon.... et encore, c'était à une certaine époque). Si tu étais célèbre, tes fans pourraient trouver de l'intérêt à ce que tu écris. Mais tu n'es ni Balzac ni célèbre (du moins je n'ai jamais entendu parler de toi). Alors je conserve mon jugement: Ce n'est pas bon. Avec ce que j'avais, c'était tout ce que je pouvais dire, et la suite ne semblait pas intéressante. De plus il manquait un lien vers la suite. Je suis d'accord avec toi pour dire qu'il ne faut pas juger sur une première impression. Mais elle compte beaucoup, et détermine le lien que tu tisses avec le lecteur. (L'internaute est paresseux.)
Puisque ta nouvelle mérite le détour (selon tes dires), il te suffit de modifier le début (c'est souvent le plus dur!). Rend-le accrocheur pour qu'on ait envie de savoir comment ça va continuer. Dans ce cas j'aurai peut-être envie de lire ta nouvelle.
Bon courage.

robert dorazi 20/08/2007 19:07

Juste une petite note. Je n'ai pas de tele donc je ne la regarde pas (et ceci depuis bien des annees). Un QI a quatre chiffre c'est bien evidemment une facon de parler. Si vous lisez le reste de l'histoire plutot que de l'imaginer vous verrez que cette Karen n'est pas ce que vous semblez penser. Un enfant meme surdoue, peut tres bien lire HP ca n'a strictement rien a voir et l'ecole qu'il frequente est une ecole speciale (encore une fois vous pouvez lire l'integralite sur mon blog). Vous verriez le pourquoi de la scene initiale et pourquoi je n'en dis pas plus a propos de cette histoire.
Les personnages ne sont pas aussi stereotypes que vous le dites amis comme dans la vie, on met parfois longtemps avant de connaitre quelqu'un. Vous n'aurez qu'a lire le reste de l'histoire pour voir a quel point vous vous trompez.
Cette histoire ne se passe pas vraiment dans le futur. 2030 c'est a peine demain et rien n'aura change.
mais c'est sympa d'avoir pris tout ce temps pour ecrire cette critique.

vatreng 20/08/2007 17:28

Bof, bof!
Cet extrait me paraît peu plaisant. j'avance pour cela les rasions suivantes:
- Vu le développement de la première scène, on a envie de connaître l'histoire que raconte le père à Cyril. Au lieu de cela, le narrateur passe tout de suite au lemdemain matin, et j'ai mis quelques secondes avant de saisir qu'il y avait là une coupure. Du coup, on ne saisit pas du tout l'intérêt de ce passage, il paraît inutile. Ce n'est que plus tard que l'on apprend ce qui s'était passé ce soir-là. (Je me disais bien que cela avait dû être intéressant.) Rapporter la situation par la suite me semble maladroit, il eût mieux valu que le lecteur se fasse une idée de l'étrangeté de ce garçon. Avec une écriture efficace, cela n'aurait pas pris beaucoup plus de place mais en revanche le récit aurait gagné en épaisseur.
- Ce Cyril, parlons-en: Il a un QI à quatre chiffre, c'est-à-dire au moins mille. Sachant que la moyenne de ce score est d'environ 100 et que pour réussir des études universitaires on ferait bien d'avoir à peu près 120, voire plus, je pense que les plus grands génies ne devraient pas excéder les 200. Un QI de 1000! C'est comme si un disque dur se baladait dans une société de disquettes (ces trucs de forme carrée qui servaient autrefois - il y de cela des éons! - à stocker des données). Mais c'est un texte qui parle du futur, alors admettons. Mais dans ce cas, Cyril devrait posséder des capacités bien supérieures à celles décrites ici: Il se souvient de l'intégralité des histoires qu'on lui raconte. Mon petit neveu de 6 ans en fait presque autant. Des histoires très anciennes, je suis d'accord, il ne se souvient pas, mais il est normal, lui; Cyril devrait se souvenir de bien plus que ça: tous les Bottins d'Europe, par exemple. En plus, c'est quoi ce gosse qui a une intelligence 10 fois(!) supérieure au commun des mortels, et qui n'est pas encore lassé non seulement des histoires qu'on lui raconte (à sa place j'aurai fait une crise de nerfs si mon papa insistait pour me raconter encore une histoire débile), mais aussi de tous les livres de physique quantique, de philiosophie existentialiste allemande, ou de biochimie analytique et comparative? Et ce père qui n'a toujours pas compris que son fils le dépasse de LOIN! Il a plus de 6 ans, c'est ça? Qu'est-ce qu'il fout encore à l'école? c'est lui qui devrait enseigner! Oups! Pardon! Je viens de saisir qu'il va au bahut pour évaluer les professeurs! Il ne doit pas leur poser des questions trop difficiles, dit son papa. Mais bien sûr! C'est chouette un garçon aussi intelligent doté d'une innocence de cet ordre. Il ne profite même pas de son super-cerveau pour manipuler les adultes. Ou alors il est un peu autiste, et son QI ne prend en compte que ses aptitudes en maths et passe sous silence ses capacités sociales déplorables? C'est une option, mais dans ce cas il ne devrait parler à personne, totalement enfermé dans son monde. Il m'a pourtant l'air tout à fait normal pour un gosse de cet âge, puisqu'il vénère des super-héros (Génétikman), ce qui ne devrait pas être le cas pour un mioche aussi balèze......... Bon, je me suis assez énervé sur ce détail, mais ces quelques incohérences transforment ton personnage en carton-pâte: on voit que c'est du toc. On n'a pas envie de lire la suite, on n'y croit plus du tout. Si on écrit, chaque détail a de l'importance, sinon ce ne serait pas de l'art. Assure-toi donc que tu sais de quoi tu parles, sinon ça sonne creux tout de suite.
- Ce qui m'irrite le plus dans ce texte, ce sont les dialogues. J'ai bien remarqué quelques lourdeurs stylistiques dans le cours de la narration (Jack pousse une porte, puis il pousse "plus précisément" une porte mais dans la phrase d'après: ça rend le passage boiteux!) cependant c'est dans la langue des personnages que l'on devine le mieux que tu n'écris pas mais que tu copies les phrases prémâchées des séries américaines qui veulent formater l'esprit. RESISTE! Tu écris, j'ose croire qu'il y a encore de l'espoir chez toi. Tu peux raconter une histoire inouïe avec les mots de ces séries: On n'aurait pas envie de lire. Tu peux raconter exactement la même chose que ces séries, mais en utilisant ton langage à toi: Ce serait une tout autre affaire. Ton histoire peut être intéressante si tu laisses parler TES mots, ceux que tu auras choisi pour leur adéquation avec ce que tu imagines. Bien sûr, si tu imagines les mêmes dialogues qu'à la télé, ça ne sert à rien. Il faut que tu OBSERVES (la réalité, pas la télé!) et que tu t'inspires de ce que tu connais pour rendre ton histoire en un langage qui te sera propre parce qu'il correspondra à TON regard, tout à fait unique sur le monde (même si c'est un monde futuriste). Utiliser un univers télévisuel, pourquoi pas? Mais ce que tu as écrit correspond par trop aux stéréotypes vus et revus mille fois (comme la référence au QI, d'ailleurs). Dans le BUSTE, on retrouve le Chef, dont on ne sait trop ce qu'il fait à part être au courant de tout et envoyer les autres sur le terrain (on se demande pourquoi ils sont encore là, puisque le Chef sait déjà tout, il bosse avec deux équipes ou quoi?). Il y a le gros porc mais qui connaît plein de blagues nulles à chier (lui c'est l'élément comique obligatoire dans tout thriller). On a la blondasse trop bandante. (Pourquoi elle est comme ça? Au ciné comme à la télé les femmes qui travaillent sont toujours badantes! Les thons restent à la maison, c'est bien connu, et puis ça n'existera plus dans le futur, voilà tout! En plus, il est précisé qu'elle a des seins d'une envergure certaine. Elle fait bander tous les mecs. CQFD. Sans blague: l'intrigue aurait mérité mieux que cet humour gras. De même Debilestory, c'est une critique trop ouverte contre la télé - que je te soupçonne toujours de regarder en abondance, je n'ai pas oublié!- pour paraître crédible, même dans un monde formaté. Si tu y tiens absolument, fais de Galdini le narrateur, ça pourrait rendre le point de vue sur Jack extrêmement intéressant, mais tu serais OBLIGé de parsemer ton histoire de calembours plus idiots les uns que les autres..... FIN de Parenthèse!) Où en étais-je... Oui, en dernier bien sûr Jack Kovac, le héros intrépide sans défaut, qui va bien sur résoudre cette affaire, sans doute bien sûr grâce à l'ultra-intelligence de son bien sûr rejeton. Dis-moi si j'ai tort, ça serait tout à fait à ton honneur. Tout ça pour dire que vu comme la nouvelle est ficelée pour l'instant, je n'ai pas envie de connaître la suite.
- Pour terminer, voici les points positifs (c'est plus sympa de finir par là: Tu campes des personnages stéréotypés, certes, mais on sent tout de suite ce qu'ils représentent. Tu fais ressortir les traits qui marquent. Bon point! (Sur des persos trop convenus ça ne rend pas mais avec des vrais caractères c'est très utile!) Tu donnes une façon de parler à chacun, on sent que tu as fais des efforts de ce côté-là. Le rythme de l'écriture correspond bien au genre choisi, c'est sec et nerveux quand jack est au boulot, alors qu'au début on avait plus de description, plus de rêverie. c'est quelque chose que tu sembles maîtriser. Enfin, j'aime bien l'idée d'un livre-stupéfiant, c'est joli comme métaphore et ça permet plein de développements. Il y aurait matière à tout un roman pour celui qui peut.

En définitive, cher Robert, je pense que tu pourrais faire commencer l'intrigue le matin au petit déjeuner pour éviter de parler deux fois de l'histoire racontée à Cyril. Cette hiistoire, précise-la, montre-nous à quel point Cyril est effrayant d'intelligence. Prends les personnages et arrache-leur tous les clichés pour en faire des individus crédibles ET intéressants (Galdini pourrait être gros et sale mais super sérieux par ailleurs, ou alors c'est une femme toute sale et qui blague tout le temps mais avec des bons jeux de mots, Karen pourrait rester aussi bandante mais un peu tête en l'air etc.) toi de voir. Sans doute il faut tout refaire, car en l'état c'e'st pas bon. Désolé d'être direct mais il vaut mieux que je te dise ce que tu dois améliorer plutôt que de te flatter. Courage, la belle métaphore prouve que tu as des choses à dire. Cherche bien, tu peux y arriver.

robert dorazi 05/08/2007 18:29

C'est le genre de critique qui fait tres plaisir (peut-etre meme un peu trop ! C'est mon prof de francais qui serait surpris). Mais je ne vais pas bouder mon plaisir bien-sur. L'ensemble de la nouvelle est court. Il fallait donc eviter de surcharger et aller droit au but si je peux dire. Je dois avouer que c'est un excellent exercice. A recommander quand on est, comme moi, un debutant.

aloysius Chabossot 05/08/2007 16:24

Comment dire ? Eh bien en fait, il n'y a rien à dire, dans la mesure où tout y est : le récit (du moins l'extrait qui nous est donné ici) est très bien mené, avec des zones d'ombres bien amenées qui excitent la curiosité du lecteur, et de vous possédez un sens du dialogue remarquable. Alors juste : bravo !