Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

CONTACT

(cliquez sur la photo)


 

28 juin 2008 6 28 /06 /juin /2008 20:22

Chez un éditeur classique, plus de 50% du prix de vente d’un livre est consacré à la diffusion. Car il ne suffit pas d’être édité, encore faut-il être « accessible », c’est-à-dire présent sur les étales des librairies de France et de Navarre. C’est  précisément pourquoi des hordes de représentants grassement payés sillonnent l’immense superficie de notre territoire afin de caser aux libraires qui n’en peuvent mais les toutes dernières nouveautés. (« Comment j’ai réussi à soigner mon rhume » par Frédéric François, etc.) Enfin… tout ça se passe chez un éditeur classique… Chez Bénévent, éditeur déjà nettement moins classique, puisqu’il s’agit avant tout de « compte d’auteur » qui s’ignore ( Pour tout dire, c’est l’auteur qui ignore ou qui feint d’ignorer, car pour leur part, les éditions Bénévent savent très bien dans quel marigot elles évoluent…) la promotion revêt un tout autre aspect. En effet, chez eux on a choisi de s’en remettre au précepte biblique « Aide-toi, le ciel t’aidera » qui, à défaut de donner des résultats probants, permet de réduire sensiblement les coûts, puisque c’est l’auteur en personne qui est chargé de tout : démarchage auprès des libraires, commandes, etc. Soyons honnête cependant : une énorme promotion est tout de même assurée par les éditions Bénévent, puisque le livre apparaît sur leur site et peut même être commandé ! Sachant que l’auteur a tout de même versé quelques milliers d’euros pour la publication de son œuvre, on dira gentiment que c’est la moindre des choses !

FW, dont nous tairons le nom, en sait quelque chose, lui qui a imprudemment signé un contrat avec eux. Toutefois, rusé comme un lapin, il a enregistré sa conversation avec directeur de Bénévent, qui lui explique benoîtement les techniques marketing de la boîte.

Vous pouvez entendre cette instructive conversation ci-dessous


 

Du vent pour les benêts ?



Partager cet article

Repost 0
Published by Aloysius Chabossot - dans Comment écrire un roman
commenter cet article

commentaires

Daniel Fattore 10/07/2008 14:05

@Mme Meyer: juste un petit souci, cependant: le bonhomme s'attendait à une promotion nationale, et voilà qu'on l'invite à démarcher les libraires de sa région... c'est là l'aspect "arnaque" de la chose, àmha. Pour le reste, je plussoie: pas évident de convaincre un éditeur de travailler avec vous.

Daniela Meyer 08/07/2008 09:03

Il est vrai que Bénévent n'est pas particulièrement actif sur le plan promotionnel. Mais nous sommes des auteurs débutants que personne ne connaît... et il n'est pas facile de faire la une des journaux ou d'être reçu à bras ouverts à des émissions littéraires... Il est évident que les portes ne s'ouvrent pas toutes seules pour nous. Il faut persévérer, contacter les journaux locaux, organiser des séances de dédicaces. Et qui peut être plus motivé que l'auteur lui-même? Si votre livre est bon, il se vendra.

Ceci étant, je pense que Bénévent fait du bon travail, la qualité d'impression est impeccable et je n'ai jamais eu de problème à recevoir les livres que je commandais. Mon roman est référencé, accessible à tous les libraires et tous les sites des grands distributeurs (Fnac, Amazone, etc...). De plus, grâce à l'intervention de Bénévent, France Loisirs Suisse à référencé mon roman dans leur catalogue; j'ai même eu droit à une page entière de promotion. J'ai également eu quelques séances de dédicaces, et deux interviews au salon international du livre à Genève.

Et puis, surtout: n'oublions pas que c'est Bénévent qui nous a permis d'être publiés, même si on a du payer une participation assez forte. Bien sûr j'aurai préféré être éditée par Gallimard, Plon ou Le Seuil.... Ce sera peut-être pour le prochain roman. Bref, non, je ne pense pas que nous nous soyons fait arnaqués... Moi, j'ai beaucoup de plaisir à tenir mon livre en main et je suis reconnaissante à Bénévent de m'avoir éditée, alors que les autres maisons d'éditions me tournaient le dos.

Daniela Meyer - "Un Exil au Paradis", Editions Bénévent
http://livre.fnac.com/a1735230/Daniela-Meyer-Un-exil-au-paradis?Mn=-1&Ra=-1&To=0&Nu=1&Fr=0

Daniel Fattore 06/07/2008 21:54

... l'éditeur insiste sur l'aspect local. A ce régime, mieux vaut s'adresser à un éditeur local pour répondre aux ambitions que l'éditeur offre à notre brave auteur. Il fera du meilleur boulot (diffusion, entre autres - l'éditeur local connaît les réseaux locaux, ça me semble logique) à meilleur prix.

L'entretien téléphonique est édifiant. Merci.

Stef 29/06/2008 11:32

Deux articles en deux jours! Attention au surmenage.
( Là, normalement, devrait se trouver un smiley qui sourit tout en fermant un oeil et en tirant la langue, les sourcils en accent grave, mais désolé, je sais pas faire.)

Aloysius Chabossot 04/07/2008 11:48


Vous avez raison... Je vais me reposer à présent.


Joaquim Hock 28/06/2008 22:33

Y a-t-il donc tellement de personnes désespérées au point de donner leurs précieuses phynances à des arnaqueurs du genre (l'harmattan ne vaut guère mieux) ? Quel satisfation peut-on avoir lorsque l'on se retrouve avec X exemplaires de sa prose dont personne ne veut? Pour tout éditeur sérieux, un auteur "publié" par les éditions Bénévent, ou Pensée universelle est tout simplement grillé à vie. Mieux vaut garder son manuscrit dans ses tiroirs et les lire à ses amis le soir au coin du feu que de se ridiculiser dans de telles aventures.

Le statut d'écrivain doit être encore une sorte de médaille honorifique sans pareille dans notre monde écrasé par l"image... Tout le monde en rêve et un erzatz doit suffire pour certains.

Pour ma part, je ne suis que très modestement publié, mais par un éditeur sérieux qui respecte ses auteurs (www.filaplomb.fr pour ne pas le citer) et jamais je n'accepterai de verser un seul centime pour voir mon nom sur une couverture.

Pour qui veut jeter un oeil sur mon dernier roman, présentation ici: http://intruslelivre.blogspot.com/