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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 11:24
Pour ceux, dépourvus d’imagination et de personnalité, qui seraient tentés d’étudier le marché afin de savoir dans quel genre donner afin de se faire publier, le Figaro publie le « top ten » des plus gros vendeurs.
 Cette liste, hautement prévisible, laisse effectivement entrevoir quelques pistes aux auteurs en devenir.
Alors, que faut-il mettre dans son roman pour cartonner auprès des éditeurs ?
 En premier lieu, du sentiment, beaucoup de sentiment, bien rose et collant comme des bonbons à la liqueur. Surtout n’hésitez pas à avoir la main lourde : les lecteurs raffolent de cette mélasse, ils pensent que la vraie vie se trouve là, précisément.
Ensuite, une pincée de mystère, genre phénomène paranormal, « je discute avec les morts et ça me fait tout drôle », ou alors un zeste de tracasseries policières, au choix.
Parmi les ingrédients qui ont fait leur preuve en 2008 (et qui perdureront probablement en 2009, rassurez-vous), on peut également ajouter dans la marmite un peu de fantaisie fofolle et bon enfant, mais sans forcer la dose, vous épouvanteriez le lecteur.
Vous pouvez également vous risquer à incorporer quelques grains de « visions visionnaires » dans un cadre vaguement futuriste, mais attention : il semblerait que le public commence à se lasser de cette sauce un peu trop riche en graisse.
Vous pouvez finaliser votre ragoût en ajoutant une cuillérée de pensées profondes, du genre qu’on trouvait sur le dos des gaufrettes autrefois, et qui faisaient le bonheur des enfants en bas âge.

PS : Il y a évidemment des ingrédients auxquels vos modestes moyens ne vous donnent pas accès, comme par exemple être titulaire du prix Nobel. Le Nobel fait vendre, c’est mathématique. Ou d’avoir un précédent roman qui vient d’être porté à l’écran. Même si c’est un navet, l’effet médiatique contribuera à relancer les ventes de l’ensemble de la production.

Marc Levy - 1 516 000 exemplaires
Guillaume Musso - 1 378 000 exemplaires
Fred Vargas - 1 082 000 exemplaires
Anna Gavalda - 1 004 000 exemplaires
Amélie Nothomb - 734 000 exemplaires
Katherine Pancol - 696 000 exemplaires
Bernard Werber - 612 000 exemplaires
Jean-Marie Le Clézio - 497 000 exemplaires
Éric-Emmanuel Schmitt - 496 000 exemplaires
Muriel Barbery - 401 000 exemplaires




A N : le prix Nobel lui aurait probablement permis
 de monter à la première place. Mais ce n'est que partie remise.

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Published by Aloysius Chabossot - dans Actualité littéraire
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commentaires

Axelle V. 08/09/2009 18:12

'faut absolument que j'achète le fait du prince sinon je lirai jamais le nouveau d'Amélie Nothomb

Aloysius Chabossot 22/09/2009 15:36


Vous avez dû confondre l'espace "commentaire" avec votre notebook, je pense.


Lisa 09/05/2009 18:23

Bonjour, je suis de passage sur ce blog.
Peut-être trouverez-vous ça insencée mais j'ai quatorze ans et je suis en train d'écrire un roman ( 22 pages à ce jour, on avance tout doucement).
Juste pour information, j'ai un auteur qui bat Marc Levy haut la main avec plus de dix-huit millions d'exememplaires vendus : Stephenie Meyer avec la saga Fascination.
Ce site est vraiment superbement bien fait.
Bonne continuation.
Lisa.

Aloysius Chabossot 12/05/2009 21:01


Bon courage pour la suite, alors !
J'ai entendu parler de Stephanie Meyer, mais je ne m'y suis pas plus intéressé que cela car j'avoue que les histoires de vampires amoureux ne me passionnent pas ! :)


kiasryan 07/02/2009 19:47

Si les auteurs sont médiocres, ceux qui les éditent et assurent t leur célébrité sont encore plus médiocres.Ceci dit , les ingrédients s'avèrent les bons. Sentiments : indispensables, sinon où seraient l'intérêt et le frisson, mystères et ambigüités de la vie pour capter l'intérêt, fantaisie (quelquefois) visionnaire, certainement, sinon, il n'y aurait pas de légitimité à écrire, pensées profondes, c'est bien le moins. La question n'est pas celle des ingrédients, elle est celle de leur qualité. J'écris moi même depuis peu et ils y sont tous. je suis capable d'écrire 400 pages et plus, sans longueur, à partir de ces ingrédients. Ce sont les bons. Le problème, c'est la frilosité politique des éditeurs,, français notamment. .Ils font dans la couardise politiquement et non pas socialement correcte ils ne sont pas encore prêts à assumer certains sujets. pourtant le monde actuel est un vrai filon, encore bien plus profond que celui de l'époque de Voltaire qui s'indignait que l'on condamne un innocent ou deux par sectarisme religieux. Aujourd'hui, on tue par milliers, sans état d'âme et avec une bonne conscience parfaite en prime : Voir Gaza et Irak . Voir aussi le terrorisme islamique. Mais combien d'éditeurs ont le courage nécessaire pour s'intéresser au sujet? des romanciers, il y en a au moins un : moi.

Aloysius Chabossot 09/02/2009 16:53


Que tentez-vous de nous dire ? Que vous écrivez des romans formidables, mais qu'aucun éditeur n'a le courage de vous éditer ?
Rassurez-vous : vous êtes des milliers à ressentir la même chose...

Cela dit, je salue votre clairvoyance et votre modestie .


salamone 26/01/2009 17:37

Que de ventes, que de livres, que de célébrités.
Tiens sans effort je suis bien heureux de leur succès.
Ceci dit gare à la crise, gare à la bulle.

La bulle de l’affront

Ils sont arrivés à la cime des marches pyramidales
Se sont hissé là-haut mais sans atteindre le graal
Des hommes sans âge ni âme à l’abri des regards
Et se croyant immortels ont appauvrir la volonté et l’art

Le ciel avait beau pâlir les gronder à quoi bon !
Les tours d’ivoire attiraient d’habiles nouveaux escrocs
De futurs économistes des financiers aux longs crocs
A l’haleine Madoffienne chasseresse de gros pognon

Stock-options à la pelle pour les élites bonus à gogo
Il fallait déchiffrer les messages des traders des bobos
Dieu la crise fait rage les moralistes changent de camp

Quand finiront-ils de vendre leur âme au diable
Ô ne croyez surtout pas que tous soient détestables
Riches et banquiers sans cœur et hors du temps

Même s’ils font pleurer les sages et suicider des gens
Honnêtes qui ont cru à leurs scabreux tempéraments
Où est la bulle la bête visqueuse qui laisse tant de maux ?

Allez ouvrez vos cœurs on vous tendra nos mains nues
Sans détours sans remords et sans la haine qui tue
Banquier vous avez sans gêne cachés volés nos joyaux

Le 22 janvier 2009
Giuseppe

Bonne soirée.

Marie 23/01/2009 12:14

Cher Aloysius, vous savez que je vous aime bien et que je n'aime pas Marc Lévy ni Guillaume Musso. Mais s'il vous plait faites attention à ne pas tomber dans le complexe de supériorité genre les français moyens c'est rien que des médiocres. La majorité n'a peut-être pas toujours raison mais elle mérite d'être respectée.

Aloysius Chabossot 29/01/2009 09:38


Mais si, la majorité, fatalement, a toujours raison, et c'ets pour ça qu'elle mérite d'être secouée !

Mais pour ma part, je ne m'aventurerai pas à manipuler la notion de "respect" grand concept mou qu'on brandit tel un bouclier (un bouclier mou, donc) à n'importe quelle occasion.