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8 juin 2006 4 08 /06 /juin /2006 10:25

 Vous avez envoyé votre manuscrit à plusieurs maisons d’édition et depuis, tous les matins, vous guettez fébrilement la venue du facteur. Voici quelques informations qui vont sans doute calmer vos ardeurs et vous permettre, enfin, d’envisager la vie sous un autre angle (Et pourquoi ne pas s’inscrire à un stage de macramé ?)

Allia reçoit environ 1.800 textes par an.
7.000 textes arrivent par la poste chez Albin Michel.
Les éditions Grasset reçoivent quelque 4.000 manuscrits par an.
Anne Carrière 5.000. (Source AFP).

 

Quelques déclarations d’éditeurs, certaines encourageantes, d’autres moins…

 "N'importe qui raconte sa vie, ses petites histoires. Mais plus de 90% de ce qu'on reçoit n'est publiable par personne. Simplement parce que c'est mauvais. On peut penser que c'est complètement ahurissant de lire 1.800 manuscrits. Mais du point de vue de la rentabilité, si j'en retiens deux ou trois qui font 3.000 où 5.000 exemplaires, le jeu en vaut la chandelle" Gérard Berréby, des éditions Allia.

"On n'a pas besoin de manger tout le boeuf pour savoir si la viande est bonne, il suffit parfois de lire quatre ou cinq pages pour savoir si c'est publiable".
Francis Esménard, Albin Michel.

 

 

"Le public a le sentiment qu'on cherche tous les prétextes pour ne pas publier. Au contraire, on cherche désespérément le talent. Dès qu'il y a l'ombre de quelque chose qui ressemble si peu que ce soit à un talent, on se précipite dessus". Olivier Nora, Editions Grasset

Il faut savoir que un à deux manuscrits seulement sur 1.000 arrivés par courrier seront effectivement publiés. Le premier tri se fait en quelques minutes.

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Published by Aloysius Chabossot - dans Comment écrire un roman
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commentaires

soleildebrousse 11/04/2009 14:43

Je reste perplexe... quand on voit ce qui est publié et statistiquement quelle est l'origine des derniers publiés français...
Je CITE : "Parmi les profils de 86 nouveaux romanciers francophones publiés pour la rentrée littéraire 2007, on pouvait rencontrer pêle-mêle une rédactrice en chef, une chargée de communication, un traducteur, un reporter, un chanteur, un chroniqueur télé, une psy, une étudiante en lettres, une journaliste télé, un producteur de documentaires télé, une prof d’anglais, un dramaturge, un prof de philo, un directeur de collections chez un grand éditeur, une scénariste, un chanteur, un musicien, une animatrice télé, un rédacteur en chef, un dessinateur de BD, un photographe, un maître de conférences, et surprise : un paysagiste égaré, un retraité, un cadres d’entreprise … "

Aloysius Chabossot 12/04/2009 21:47


Pas de maçon ? Tiens, c'ets curieux...


la taupe 03/01/2007 02:58

oui a ceci prés que ce livre était celuis d'une vedette de télé...
comme quoi des fois l'écrémage à du bon

moi 17/06/2006 22:53

C'est clair que celui qui envoie un manuscrit par la poste à très peu de chance d'être publié. J'avais lu quelque part le récit d'un canular. Un petit malin avait envoyé un roman célèbre d'un grand auteur en changeant quelques détails comme les noms des personnages, le titre, pour qu'on ne le reconnaisse pas, et il l'a envoyé à plusieurs grandes maisons d'édition, qui ont toutes refusé le manuscrit...

anna sunshine 08/06/2006 16:14

C'est vrai ça a l'air assez décourageant, mais qui ne tente rien n'a rien comme dit le proverbe.
Il faut quelque fois croire en sa chance. Et puis, on peut peut-être lui donner un coup de pouce à la chance. Un thème original (qu'on a pas l'impression d'avoir lu dix fois), provoquant (dans le bon sens du terme), un nom ou un pseudo qui fasse auteur et non "franchouillard", et un style (que je tente d'acquérir), peut "aider" l'éditeur a vouloir prendre un risque avec l'auteur en devenir (s'il n'est pas déjà connu du public).
Qu'en pensez-vous ?

Aloysius Chabossot 08/06/2006 17:07

Tout à fait d'accord avec vous : faire confiance à la chance et utiliser quelques petits trucs personnels pour tenter de la favoriser.

queenkelly 08/06/2006 13:29

Ma foi, je le sais bien et c'est sans y croire que j'ai envoyé le mien. D'ailleurs, je me suis sagement limité à une dizaine d'exemplaires et pour ne pas guetter le facteur...j'ai donné mon adresse de Normandie!

Aloysius Chabossot 08/06/2006 17:14

L'essentiel est d'y avoir cru au moment où vous l'écriviez. Après, ça a nettement moins d'importance.
Une dizaine d'exemplaires, c'est déjà très bien pour se faire une idée de l'intérêt (ou non ) que l'on suscite.