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Voici donc le premier ouvrage publié par les Editions Chabossot. Et pour bien débuter, nous avons choisi de vous présenter un véritable OVNI littéraire...

 

En effet, comment qualifier autrement « L’inénarrable destin de Joseph  Djougachvili dit Staline » de Thierry Pinet ?

Le livre revêt méthodiquement et le plus sérieusement du monde tous les oripeaux du genre biographique : citation scrupuleuse des sources, références multiples à de nombreux ouvrages, notes en bas de page, illustrations tirées d’archives officielles, etc.

Voilà pour la forme.

Quant au fond, on ne peut s’empêcher de pouffer à chaque page, tant les situations décrites mettent à mal l’image singulièrement austère de Staline et de tout son entourage en les présentant sous un jour nouveau et bien souvent grotesque.

Mais où se trouve le vrai dans tout cela ? A moins d’être un spécialiste de la question soviétique, difficile de se faire une religion nette et tranchée, partagé que l’on est entre le rire et le doute.

Sous ses allures de blague, mine de rien, ce livre nous amène à réfléchir sur les techniques de représentation de la soi-disant réalité et sur ce qu’elles sont capables de nous faire gober… Après ce « Staline », on ne lira plus une biographie avec le même œil !

 

 


Interview de Thierry Pinet, l’auteur du « Staline » publié aujourd’hui.

- Pouvez-vous en quelques lignes, vous présenter ?

 Je suis né à Namur (Belgique), sur cette terre de Sambre et Meuse, lieu de naissance d’Henri Michaux et de Félicien Rops. Une bonne partie de mon enfance s’est déroulée en Allemagne, de garnison en garnison, au gré des affectations d’un père, officier d’artillerie. Une vie sans grands soucis, interrompue par des études secondaires calamiteuses, tristes à mourir et interminables. Heureusement, le reste sera plus marrant.

 J’ai eu cette chance, durant la majeure partie de ma vie professionnelle, de transformer mes centres d’intérêt en une activité subsidiée par l’Etat. Après avoir décroché une licence en sciences politiques et diplomatiques de l’université libre de Bruxelles, j’ai eu l’opportunité de travailler pour notre beau Royaume de Belgique. Le travail consistait à analyser l’information internationale et à rédiger de puissantes notes destinées à éclairer la lanterne de nos gouvernants. Dès mes études universitaires, je me suis spécialisé dans la connaissance de cette ‘autre Europe’ et de son mentor, l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques qui, comme chacun le sait, est une inépuisable source de gags hilarants.  

 

- Comment vous est venue cette idée d'écrire une biographie de Staline aussi singulière?

 Le cheminement vers cette vraie biographie de Staline se nourrit d’un intérêt culturel ( !) pour le personnage, mais également d’un état d’esprit, voire (osons le mot) d’une certaine philosophie. Elle pourrait se résumer d’une manière très succincte : ‘Tout prête à rire, même le tragique qui s’en trouve ainsi dilué’.

Je me souviens, au collège, nous devions rédiger des ‘cahiers de lecture’. Il s’agissait de lire un livre, de le résumer, de lui coller une critique et de donner une courte biographie de l’auteur. Paresse oblige ou plus surement l’attrait de la mystification, je me suis rendu compte qu’il était plus aisé d’inventer le bouquin et l’auteur, de lui fagoter une bonne petite critique et de composer de toutes pièces la plaisante biographie de cet inconnu. Et cela marchait sauf que je me voyais reprocher de ne pas choisir des auteurs un peu plus connus. …..

Par la suite, dans ma vie professionnelle, pour épicer quelque peu l’inévitable monotonie qui, parfois, s’en dégageait j’ai continué sur ma lancée en abusant de la crédulité de mes petits camarades. Et puis, comme disait Marx, ce célèbre pince-sans-rire, libéré du « travail déterminé par la nécessité », j’ai eu l’idée de recomposer l’existence de cet autre grand comique le brave Joseph Staline…

 

- Il y a énormément de détails qui font "vrai" dans votre livre... Quelle est la part de la documentation et de l'invention ?

 Les historiens recomposent le passé. Lorsque nous lisons : « Napoléon installa son état-major à Neu Strelitz puis tenaillé par la faim, il se fit servir deux œufs sur le plat agrémenté d’une pissette de vinaigre de Bastia…..Etc. ».
Mais, dans la réalité, peu après, sur avis de son fidèle Groucho, il déplaça son aréopage vers Alt Streilitz qui, effectivement, offrait une meilleure vue en direction du nord-est.  Quant aux œufs sur le plat, certes, il s’en serait fait péter la redingote tous les jours, mais cela faisait plusieurs jours qu’il n’en prenait plus, sur ordre de son médecin. Deux versions, deux visions, toutes deux plausibles. Un second récit agrémenté de nouvelles trouvailles et la volonté d’un historien de coller au plus juste à la réalité.

De même, dans l’inénarrable destin de J.S, l’authentique côtoie le plausible. Que Staline et Hitler se soient trouvés tous deux à Vienne, au même moment  ressort de la réalité, quant au reste…..

Et puis, il suffit de puiser dans la matière, les ouvrages abordant ou détaillant la vie de Staline ne manquent pas surtout depuis la joyeuse implosion de l’URSS.

 

Combien de temps vous a-t-il fallu pour rédiger votre " Staline" ?

 La mixture a demandé cinq à six mois avant de prendre forme, le temps surtout de fouiner dans les sources pour ne pas dire des bêtises…

 

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