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22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 15:29

Une nouvelle maison d’édition vient de naître nous apprend "L'Express"!
« Chouette alors ! » se disent les auteurs en manque de reconnaissance, le doigt sur le bouton « START » de la photocopieuse chargée de dupliquer leur dernier chef-d’œuvre.

Avant de nous emballer plus avant, étudions un peu de quoi il retourne.
D’abord, le nom de ce nouvel éditeur : l’éditeur. Oui, c’est son nom, un peu comme si William Saurin décidait d’un coup de se rebaptiser « le fabriquant de conserve » ou Google « le machin qui sert à chercher des trucs sur internet ». Bon, à défaut d’être très malin ou très recherché, cela reste très classe, mais un tantinet prétentieux tout de même, l’article défini pouvant laisser fallacieusement vaguement supposer qu’il est le seul sur le marché (nous ne sommes pas dupe !).

Mais après tout, « qu’importe le flacon »… Justement, qu’y trouve-t-on, à l’intérieur de cette prétentieuse fiole ? Citons « L’Express » : « Olivier Bardolle, un self-made-man venu de l'univers du cinéma, où il a fait fortune (notamment dans la vente d'espaces publicitaires destinés aux bandes-annonces). » Ne préjugeons pas des qualités de dénicheur littéraire d’un homme doté d’un tel cursus, mais permettons-nous toutefois d’émettre quelques doutes et pour le moins, de demander à voir. Il est heureusement épaulé dans sa tâche par Emile Brami, « romancier (chez Fayard), grand célinien, esprit curieux » bombardé pour l’occasion directeur éditorial, secondé à son tour par une équipe de petites mains chercheuses de talent.

Pour le moment, la fine équipe n’a encore rien publié (ce sera pour plus tard, avant l’été), ce qui ne l’a pas empêché de fêter en grande pompe le lancement de leur navire amiral… un peu comme si l’on baptisait un bateau auquel il manquerait encore la coque.

« Autour de petits fours et d'un champagne servi généreusement, on pouvait donc déambuler dans de vastes et luxueux bureaux décorés de tentures rouges, de grands bouquets et de tableaux champêtres… »

Et pour que la fête soit complète, il ne manquait même pas le people littéraire de service, rôle dévolu pour l’occasion à Eric Naulleau, qui se serait exclamé en avisant le faste des lieux : « C'est une maison d'édition ou un lupanar ? »

En résumé, chers auteurs en mal de reconnaissance : attendez donc un petit peu avant de faire chauffer la photocopieuse.

eric-naulleau-et-emile-brami_134.jpg

"Elle est où, Madame Claude ?"

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Published by Aloysius Chabossot - dans Actualité littéraire
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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 16:57

« On ne prête qu’aux riches », et dans le domaine éditorial, il semblerait que l’adage se vérifie plus que jamais. En effet, le Figaro vient de publier le palmarès des 10 romanciers français qui ont le plus vendu en 2009, et figurez-vous… que c’est très sensiblement le même que l’année passée. Car, à part Marie Ndiaye qui fait son apparition pour cause de Goncourt surmédiatisé, en lieu et place de Le Clézio (qui devait sa place au panthéon à un prix Nobel surmédiatisé), on retrouve nos bons vieux destructeurs de forêt habituels, au premier rang desquels parade – je vous le donne en mille : le sémillant Marc Lévy !

Alors bien sûr, tous les esprits bien-pensants vont pouvoir s’en donner à cœur joie et entonner leur refrain favori sur la décadence de l’esprit français et la déliquescence de notre littérature. D’ailleurs, les lecteurs du Figaro ne s’en privent pas !

Sur Marc Lévy : « Oh mon Dieu! C'est bien triste!!!! Appeler cet homme un auteur!!!??? »

Sur le palmarès : « On est effondré en lisant ce palmarès qui est celui de la littérature de gare dans le meilleur des cas. Cela montre que les lecteurs français sont moutonniers et n'ont aucune curiosité en dehors de ces "best-sellers" encensés par les médias! »

Oui, tout cela est bien triste… Heureusement, un « étudiant dans les métiers du livre » remet un peu les choses à leur place : « Je vous rappelle que les gens cherchent davantage un divertissement que de la culture lorsqu'ils lisent. Et la lecture est une activité plus louable que d'autres... A bon entendeur... » Il a bien raison ce garçon ! Après tout, les « gens » pourraient aussi ne pas lire, et passer leur temps devant TF1, M6 et Direct 8 ! Et puis, simple remarque de bon sens : ce n’est pas parce que Pancol, Musso et consorts vendent leurs productions par semi-remorques entiers qu’on n’a pas le droit de lire Claude Simon, par exemple. Et aussi : cracher sur les palmarès, sur les gros vendeurs et finalement sur ceux qui les lisent, c’est s’acheter une « distinction » (dans le sens bourdieusien du terme.. oui je sais : la grande classe !) à très bon compte, se dire qu’on se situe bien au-dessus de cette plèbe, stupide et conformiste, éblouie par les grossières techniques du marketing comme un lapin par les phares d’une voiture.

Pour ma part, je pense avoir trouvé la solution : je ne lis que des auteurs morts, si possible depuis longtemps. Pas de palmarès, pas de campagne de pub, pas d’interview à la télé ou à la radio : ils reposent en paix, et pour le lecteur, c’est drôlement reposant. Ainsi, au milieu du silence médiatique, il ne reste plus que la musique des mots.

La seule qui vaille.


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 Guillaume Musso, le Poulidor des Lettres françaises

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31 décembre 2009 4 31 /12 /décembre /2009 11:06
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28 décembre 2009 1 28 /12 /décembre /2009 14:50

Les écrivains de best-seller, seuls, peuvent se contenter d’arborer une apparence normale, genre pull jacquard mocassins, et de vivre une existence transparente : Musso, Lévy, Gavalda, etc. On les achète pour les histoires (plus ou moins bien fichues) qu’ils racontent, et rien d’autres. Ce sont d’honnêtes travailleurs, anonymes dans la mesure où l’on ne connaît rien de leurs faits et gestes en dehors des séances de dédicaces dans les librairies et salons.

Les autres, tous les autres, pour exister un tant soit peu, sont contraints de sortir du lot, de donner de leur personne, d’introduire du flou entre leur vie et leur récit : où se situe le vrai, où se trouve la part d’invention ? Le lecteur, pour s’intéresser à ceux-là, doit avoir l’impression que de gros morceaux de vie surnagent à la surface du récit comme des yeux dans le bouillon.

Ainsi la frontière entre le témoignage et la fiction s’efface peu à peu, pour laisser place à une sorte d’autobiographie permanente, déguisée sous les oripeaux de la fiction. Bien sûr, pour attirer, puis maintenir l’attention du lecteur, il faut que les faits racontés soient fortement emprunts de sensationnels, de sulfureux, de hors-norme, de marginal. Ces récits finissent par ressembler à des versions exagérément diluées des articles de Voici, ou du « Nouveau Détective », agrémentée jusqu’à la nausée de digressions sur le sens de la vie. « Un roman Français » dernier effort de Frédéric Beigbeider, fait partie de cette catégorie. Sans ses frasques vécues dans la vie réelle, relayées servilement par une bonne partie de la presse, puis réinjectées avec une certaine habileté dans ses ouvrages, qui se soucierait de Frédéric Beigbeider, sa vie, son œuvre ? Pareil pour Angot, et d’autres, moins fameux.

Cette tendance est à ce point omniprésente qu’elle a fini par contaminer les jurys des prix littéraires.

En septembre dernier, le Knižní klub décerne son prix à Lan Pham Thi, une jeune fille de 19 ans née de parents vietnamiens en République tchèque, pour son premier roman « Cheval blanc, dragon jaune », qui raconte son enfance difficile coincée entre misère et racisme.

Mais trois mois plus tard, la vérité finit par éclater : Lan Pham Thi n'a jamais existé, et le vrai auteur n’entretient que peu de rapport avec la culture asiatique : il s’appelle Jan Cempirek, écrivain de 40 ans à la tête d’une oeuvre qui jusqu’à présent était restée plus que confidentielle. Quant aux prétendues qualités littéraires du livre, le véritable auteur se permet d’enfoncer le clou en ridiculisant un peu plus au passage l’éminent jury en déclarant dans une interview : « Il s'agit d'un ouvrage schématique arborant une vision en noir et blanc du monde. En gros, le livre décrit plus ou moins ce qu'un Tchèque “ordinaire” imagine que les Vietnamiens de Tchéquie pensent. »

Il semblerait que la supercherie soit née autour d’un verre, dans un café, après que Cempirek, eut confié à un de ses amis que  pour faire un carton en librairie, il faudrait se mettre dans la peau d'un Vietnamien vivant en territoire tchèque.

Quelle leçon en tirer pour les écrivains en devenir ?

Si vous voulez avoir une chance d’exister, ou du moins que votre manuscrit existe aux yeux des éditeurs, appliquez les méthodes du « story telling » à votre propre personne. Inventez-vous une enfance martyre, des parents alcooliques et/ou droguées, ajoutez un zeste de prostitution à l’adolescence, des braquages de bar-tabac, des vols de sac à main, une pointe d’anorexie/boulimie, etc, etc. Puis réinjectez le tout dans une fiction que vous aurez soin, pour plus de vraisemblance, d’écrire avec les pieds. Envoyez votre manuscrit maxculé de tâche de gras et de sang aux éditeurs et laissez venir.

Pour vous aidez à peaufiner votre style, voici les premières phrases du« Cheval blanc, dragon jaune »

« Je suis tchèque. Je suis née ici. Et j'y mourrai probablement aussi. Je suis vietnamienne. Pour tout le monde. »

A vous de jouer !

Dernière recommandation avant de vous lancer sur le chemin du succès : pour mettre toutes les chances de son côté, veillez à être une femme, plutôt jeune et plutôt jolie. Ca peut jouer.


Lan Pham

Lan Pham Thi n'a pas écrit une ligne de son livre,
mais on est quand même tout disposé
 à s'apitoyer.

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24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 14:20

Certains s'émeuvent de ne pas me trouver sur facebook. C'est normal. Atteint du syndrome de la multiplication des identités, je suis inscrit sous un nom différent, que je vous livre ici même : Phil Grédisset.

Si vous vous rendez sur la page, vous constaterez que je ne dispose pour l'instant que d'un seul ami, que par ailleurs je n'ai jamais vu, et qui m'ignore superbement.

J'aime beaucoup facebook, on y mène une vie sociale très reposante mais néanmoins particulièrement enrichissante.

 

PS : la photo qui figure sur ma page date de mes années d'étude, époque bénie où l'usage d'un peigne m'était encore familier.

 

 

EDIT : Depuis la rédaction de cet article, la situation a nettement évolué. Jugez-en plutôt : je compte à présent plus de 50 amis sur facebook, tous prêts à tuer père et mère pour moi en l'honneur de notre indéféctible amitié.

Je reviens bientôt avec un article sur ce merveilleux outil de socialisation intense.

 

C'est une question intéressante.

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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 17:04
J’ai à présent un compte sur Twitter. Je ne comprends pas grand-chose à ce nouvel outil, du moins je n’en vois pas trop l’utilité.

Il semblerait que l’on puisse savoir, à tout moment du jour et de la nuit, ce que font les personnes que l’on « suit ». La première étape est donc de trouver sur le site des personnes que l’on veut suivre. J’ai donc cherché,et je n’ai pas trouvé. En cherchant mieux, je suis finalement tombé sur Marc Lévy, qu’à présent, donc, je suis comme son ombre.

Je suis en mesure de vous dire très précisément où il est et à quoi il est occupé : « A New York, derniers jours d'écriture de la Première Nuit ».

Bon, le message date du 20 septembre, alors soit - scoop ! - Marc est mort les doigts coincés dans son clavier, auquel cas il ne finira JAMAIS son futur roman intitulé la première nuit, soit il se fiche totalement de Twitter, ce qui n’est pas très gentil envers tous ces gens qui sont comme moi, à l’affût de ses moindres faits et gestes (depuis 10 mn en ce qui me concerne).

 

Pugnace et téméraire de nature, je ne vais pas m’arrêter en si bon chemin, je vais persévérer dans l’usage de Twitter jusqu’à ce qu’il m’ait avoué ses moindres secrets (comme : à quoi il sert, par exemple).

 

Deux annonces pour finir : si certains d’entre vous désirent me « suivre », qu’ils n’hésitent pas une seconde. Je raconte des choses passionnantes, tout en étant beaucoup plus actif que Marc Lévy :

 

# chabossot Tout à l'heure, j'ai bu un bon café. Non, en fait il n'était pas si bon que ça.

less than 5 seconds ago from web

   

# chabossot Nouvelle tentative. Il pleut toujours. Quand cela va-t-il cesser ?

1 minute ago from web

   

# chabossot Je regarde par la fenêtre et c'est terrible. Il pleut.

15 minutes ago from web

 

Ensuite, si vous connaissez des gens intéressant à suivre, je suis preneur. Et si c’est vous, pourquoi pas ? On pourrait se suivre mutuellement.

 

 

 

Twitter : une technologie de pointe au service de l'humain

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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 16:49

Permettez-moi de vous parler d’un blog un peu spécial… Un peu spécial parce que c’est moi qui l’alimente en textes, que je n’ai pas écrits (pourtant j’aurais bien aimé).

Ces histoires, souvent courtes, voire très courtes, sont l’œuvre de Valérie Bezard*.

Courtes… mais il ne faut pas s’y fier. Vous savez ce qu’on dit du vitriol : quelques gouttes suffisent pour faire un trou dans le plancher… Eh bien, ces histoires-là, c’est exactement pareil : de l’acide concentré, le plus souvent. Mais attention : de l’acide sympathique qui ne fait pas de trou dans le parquet, mais qui fait bien grincer les dents quand même, pendant que les lèvres tentent d’esquisser un sourire. Essayez, vous verrez !

Pour y voir plus clair, les nouvelles sont classées par couleur : du noir à l’ocre, en passant par le pourpre, le bleu, le vert, le fuchsia. A chaque couleur son ambiance, à vous de voir celle qui vous va le mieux au teint. En règle générale, ça reste plutôt corrosif, il faut bien l'admettre, mais toujours avec le sourire... Et en cherchant bien, il peut même arriver de tomber sur une petite note d’espoir !

Toutefois, pour les plus sensibles d’entre vous, gardez bien à l’esprit cette recommandation de Valérie : « merci de laisser tout résidu de 1er degré à l'entrée et de veiller à le reprendre en partant ».

 

*« Et pourquoi qu’elle les met pas elle-même en ligne, hein d’abord ? » s’interrogeront les plus finauds des lecteurs. Eh bien disons tout simplement, lecteurs finauds, que cela ne vous regarde pas ! Cependant, si vous appréciez ses textes, n’hésitez pas à laisser un petit commentaire : elle le lira avec plaisir.

 

Pour une visite, cliquez sur l'image :

 


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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 09:28





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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 10:43

Depuis quelque temps, beaucoup d’internautes arrivent sur mon blog en ayant tapé un nom dans leur moteur de recherche : Estelle Nollet...

Ce nom ne me disait pas grand-choe, et puis les voies des mots-clés sont tellement impénétrables… (Tenez, pas plus tard qu’hier, un chaland est arrivé jusqu’ici en tapant « voisines sexy filmées a brive la gaillarde » véridique…)

Toutefois, à force de voir ce nom revenir quotidiennement dans les statistiques, j’ai fini par faire des recherches. D’abord dans le blog : Estelle Nollet y avait déposé un extrait de roman dans la section aujourd’hui en sommeil « Avis sur texte ».


où elle avait d’ailleurs recueilli des commentaires plutôt encourageants. C’était le 6 août 2007.

En cherchant ensuite sur le net, j’ai appris qu’Estelle sortait son premier roman aux éditions Albin Michel « On ne boit pas les rats-kangourous ». Et chose rare pour un premier roman, elle a les honneurs du Monde. 

 

Donc, forcément, on est content pour Estelle, et on lui souhaite que son roman marche très fort.

On est également fier  - pourquoi le nier ? – qu’elle soit passée dans le coin afin de recueillir quelques avis.

 

Cela dit, je n’ai pas encore lu son roman… J’attends qu’elle me l’envoie, avec une dédicace dthyrambique, évidemment !

 


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10 juillet 2009 5 10 /07 /juillet /2009 12:39
Mon frère Théophraste est mort en septembre dernier. Pour lui rendre hommage, je publie ci-dessous un texte assez long qu'il avait écrit durant la dépression qu'il a traversé en 2000 et 2001.

NOTE : Le texte, actuellement en profond remaniement,  a été supprimé du blog.
Lorsque les corrections seront achevées, il paraîtra, vraisemblablement, aux Editons Chabossot.
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